mercredi 10 octobre 2012

hassid test

  J'ai parlé à diverses reprises du film Pi de Darren Aronofsky (1998), que je n'avais vu jusqu'ici que dans des conditions précaires, en VO sur YouTube.
  J'ai eu l'occasion de le voir en français, dans le format original au nombre d'or, cas peut-être unique en ce qui concerne les longs métrages.
  Une anomalie m'avait frappé dans la scène finale, variante de la scène presque initiale où la petite Jenna joue avec Max, lui soumettant deux opérations dont il donne instantanément les résultats. Après s'être autolobotomisé, Max est maintenant incapable de répondre, et c'est Jenna qui doit lui donner le résultat de la première opération,
255 x 183 = 46665
puis elle lui pose la division
748 : 238 ?
qui le laisse encore sans réaction. Le film s'achève là (on peut voir cette fin sur YouTube, avec des sous-titres grecs).

 Il faut comprendre que 748/238 se simplifie en 22/7 = 3.14..., approximation très connue de Pi attribuée à Archimède, ainsi le film boucle sur lui-même...
  J'avais repéré une formidable coïncidence avec le roman La maison des feuilles (2000), qui s'achève sur une annexe comportant 4 documents, le dernier étant numéroté 081512, série de 30 photos où les 8e, 12e, et 15e sont spéciales. Il est clair que Mark Z. Danielewski a fait allusion ici aux lettres de rangs 8-15-12, soit HOL, initiales du titre original House Of Leaves.
  La formidable coïncidence, c'est que le document précédent est numéroté 046665, soit le même nombre que l'avant-dernier résultat de Pi, où le dernier résultat est aussi une allusion cachée au titre de l'oeuvre. J'en ai parlé sur plusieurs pages, et en ai discuté sur un forum spécialisé : il semble que ce soit un hasard.

  La nouvelle coïncidence justifiant ce billet, c'est que dans la version française de Pi (sorti le 10 février 99 en France), l'opération 255 x 183 est devenue 255 x 1280, et le résultat modifié en conséquence (326400).
  Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée, mais il est fabuleux que le second document de l'annexe II A de La maison des feuilles porte le numéro 001280, et qu'il soit de plus exactement de même nature que le document suivant, des dessins sur le dos d'enveloppes postales. Les deux autres documents sont complètement différents.
  S'il n'était pas totalement inenvisageable que Danielewski se soit inspiré de Pi pour cette annexe, ajoutée à l'édition officielle de son roman achevé en 1997, on ne peut imaginer qu'il ait connu les avatars de la multiplication de Jenna.
  Il est à peine besoin de souligner que 46665 et 1280 sont des nombres suffisamment élevés pour que cette double coïncidence soit faramineuse, sinon au-delà du concevable. Surtout que la modification touche un film où les nombres sont au premier plan, avec d'assez évidentes arrière-pensées du réalisateur, ainsi je crois avoir montré que la dernière opération est significative.
  Aussi comment a-t-on pu se permettre de modifier des nombres, notamment 46665 avec son triple 6 qui pourrait faire écho au nombre essentiel du film, 216, ou 6.6.6 ?

  Les choses ne s'arrêtent pas là, car 1280 est un nombre déjà impliqué dans une bizarrerie lors du passage de l'anglais au français.
  Pop. 1280, de Jim Thompson, est devenu 1275 âmes dans la traduction de Marcel Duhamel, mythique numéro 1000 de la Série Noire.
  Ceci a inspiré à JiBé Pouy son roman 1280 âmes, enquête pour découvrir ce qu'il était advenu des 5 âmes perdues entre les USA et la France, or JiBé, amateur de gématrie et jadis commissaire aux comptes de l'association 813, a remarqué lors du bilan de l'année 1999 que
HUIT CENT TREIZE = 183,
soit une permutation des chiffres fatidiques 8-1-3, absolument conforme à l'énigme 813 telle qu'elle avait été résolue dans le roman de Leblanc...
...et aussi le nombre remplacé par 1280 dans la VF de Pi.

  Le nombre 813 est déjà multiplement apparu sur mes pages, dernièrement ici pour une curiosité éditoriale.
  Un cas plus proche de de la modification opérée dans Pi est celui du film Fahrenheit 451 de Truffaut, où une occurrence du nombre 813 a été remplacée par 723 dans la version espagnole, sans que les autres occurrences de 813, dans le même film, aient été modifiées. Il s'agit d'une atteinte manifeste à l'oeuvre, même si l'on ignore que le nombre 813 est un tic chez Truffaut, présent dans de nombreux films.
  En complément, un cas remarquablement parallèle à ce qui s'est passé pour le nombre 1280 chez Thompson et Aronofsky est le roman Mystery in room 913, de William Irish, devenu en français Le mystère de la chambre 813.
  Je ne vois aucun autre cas apparenté, de nombre modifié lors d'une traduction, mais je serais intéressé par toute information sur la question.

  Le problème se complique encore, du fait d'éventuelles résonances du nombre 183 avec les premières colles posées par Jenna au début du film Pi, inchangées en VF :
322 x 491 = 158 102
73 : 22 = 3.318181818...
  C'est une curiosité que l'addition des deux premiers opérandes mène à
322 + 491 = 813
tandis que le résultat de la division est composé des chiffres 3-1-8.
  On peut imaginer cette division sous la forme
3 + 7/22
où 7/22 est l'inverse de l'approximation courante de Pi 22/7, la division finale que Max ne peut résoudre. De fait l'inverse de Pi a pour approximation à 3 chiffres 0.318.
  Par ailleurs si 22/7 = 3+1/7, une tablette babylonienne datant de 2000 ans avant notre ère évaluait Pi à 3+1/8.
  Incidemment, le film Pi est répertorié dans la base IMDb sous un numéro débutant par 1-3-8, 138704.

  Il y a dans le film d'étranges inexactitudes ou oublis touchant la numérologie juive. J'en ai détaillé certaines ici, mais je ne crois pas avoir encore évoqué le cas de la disquette confiée à Max par le hassid Lenny, contenant le texte de la Genèse en hébreu.
  Une touche permet de basculer vers les équivalences numériques, mot à mot :
  Or il y a des erreurs dans ces équivalences. Le premier verset est correctement rendu, mais il y a ensuite 3 erreurs dans le 2nd, puis 2 dans le 3e, 3 dans le 4e, enfin aucune dans le 5e. On peut le vérifier sur ce site.
  Je n'ai donné ici qu'un demi-écran, correspondant aux 5 premiers versets de la Genèse. Le film montre 3 écrans complets, vers le temps 47', à peu près à la section d'or du film (78').
  Je ne peux imaginer aucune logique rendant compte de ces erreurs, mais c'est une curiosité de les trouver dans les versets correspondant au premier jour de la création, où certains exégètes ont vu une triple présence du nombre 813. La plus claire est Gn 1,3, Dieu dit "Que la lumière soit !", et la lumière fut., dont les valeurs des 6 mots 257-86-25-207-31-207 donnent 813. Ici on a 257-395-25-206-31-207, donnant 1121.
  En revanche, le verset suivant, de somme totale "normale" 1776, devient ici avec les 3 erreurs 1830.

  Vernon Jenkins a vu une possibilité assez complexe de trouver 31416 à partir des valeurs des 7 mots de Gn 1,1. J'ai depuis longtemps vu beaucoup plus simple, avec les 7 initiales de ces mots, soit B-B-A-A-H-W-H, de valeurs 2-2-1-1-5-6-5, de somme 22, de moyenne donc 22/7, la fameuse fraction sur laquelle s'achève le film.
  Je n'ai jamais trouvé nulle part mention de cette possibilité.

  J'ai donné les numéros de 3 des 4 documents de l'annexe II-A de La maison des feuilles, 001280, 046665 et 081512. Il me semble que le premier mérite aussi mention, 175079, bien qu'il soit resté jusqu'ici imperméable à toute exégèse.
  Une recherche permet de découvrir le règne de la dynastie Zand en Perse, 1750–79, mais est-ce pertinent ? Comment peut-on être père Zand ?
  L'est-ce plus de remarquer que les 8 valeurs erronées trouvées dans le tableau ci-dessus totalisent 1750 ?

Note : en relisant les posts du forum HOL, j'ai retrouvé un autre lien tissé entre les deux Ski, Darren et Mark, par la traduction française. Le personnage essentiel de House of Leaves est son narrateur, Johnny Truant, qui dans la version française de Claro est devenu Johnny Errand.
ERRAND est l'anagramme de DARREN !

Note bis : il me vient que le remplacement bizarre de 183 par 1280 offre une flagrante analogie avec le numéro 821 de Rivages/noir devenu 813, étudié ici.

Note ter : il m'est encore revenu ceci, que peu de gens ont dû avoir remarqué :
  Baleine a édité en février 2000 un catalogue en 208 pages de toutes ses collections, ISBN 2-84219-265-6, s'achevant sur l'annonce de la parution prochaine des deux premiers volumes de la collection Albert Fnak (qui sera rebaptisée Pierre de Gondol).
  J'ai été particulièrement attentif à cette page puisque le second Gondol serait ma première fiction publiée.
  Il y a eu un curieux pataquès sur le titre de Pouy, annoncé donc comme 1284, et qui sera bien entendu 1280 âmes.
  Ce pourrait être une contamination due à l'archiconnu 1984, or, sans lien avec ceci, j'ai écrit une nouvelle avec Pierre de Gondol concernant une bizarrerie de la traduction française de 1984, en ligne ici, Le dernier des 84.

Note quater : hier 22/11 la mention sur le forum Unus Mundus d'une quaternité dans le film Life of Pi qui vient de sortir aux USA, où l'indien de 16 ans Pi échappe à un naufrage et doit partager son canot avec 4 animaux dont un tigre féroce.
  A cause du film Pi, j'avais lu le roman L'histoire de Pi il y a quelques années, sans y trouver de rebond avec mon affaire. J'ai débuté hier une réponse au message sur le forum, voulant y mentionner les quaternités de Pi et HOL, mais j'ai remis au lendemain son achèvement.
  Ce matin, au réveil, j'avais en tête le 255 x 183 devenu 255 x 1280 en VF, et il m'est venu que 1275, version française du 1280 de Thompson, n'était autre que 5 x 255, et que le produit 255 x 1280 = 326400 était aussi égal à 256 x 1275; 326400 est donc le plus petit commun multiple à 1275 et 1280.

Note cinqer : Si ERRAND est l'anagramme de DARREN, 46665 est celle de 46656, qui n'est autre que le carré de 216, alors que les protagonistes de Pi s'agitent autour d'un nombre de 216 chiffres.
  Comme 216 est le cube de 6, 46656 est 66.

jeudi 4 octobre 2012

13-21

Voici un récapitulatif des différents 13-21 rencontrés dans ma recherche. Du moins de ceux dont j’ai pu me rappeler, soit déjà 83 en quelques jours, ou 80 puisque les premiers cas n'ont qu'un rapport éloigné avec 13-21, mais ma première obsession pour 1231 devait être mentionnée. Le critère essentiel est donc la présence parallèle de 13 et 21, excluant les cas où la suite de Fibonacci est convoquée, sauf lorsque 13 et 21 sont privilégiés parmi les autres nombres de la suite (ainsi sont refusés tous les 8-13 dont la somme est pourtant 21) La triade privilégiée est donc 13-21-34, mais il arrive que 13 et 21 ne puissent être additionnés. Les cas sont parfois évoqués au plus bref, mais renvoient souvent à un contexte très riche en-dehors du 13-21. J’ai réparti les cas tant bien que mal en diverses catégories.
A : Le motif 1-2-3-1 1/ Lors de la semaine menant à mon 35e anniversaire le 6/7/1985, j’ai décrété que le motif 1-2-3-1 était essentiel. L’état où j’étais alors était tel que j’ai pu retirer le 6/7 12310 F à la Caisse d’Epargne, et proposer à la caissière de faire un bébé avec elle. Ceci m’avait été inspiré par un « signe » : il y avait 4 guichets, les 3 premiers numérotés 1-2-3, le 4e n’étant pas numéroté.
2/ Cette crise m’a conduit ensuite à une étude intensive de l’hébreu biblique et de la gématrie. Le motif 1-2-3-1 m’a fait imaginer que 1231 serait une gématrie privilégiée, et je devais la rencontrer pour deux désignations traditionnelles du Décalogue, objet d’une de mes premières découvertes importantes :
1231 = Keter Tora (couronne de la Tora) = esret hadevarim (10 paroles)
 Je découvris ensuite que cette équivalence avait été vue, notamment par Aboulafia qui y ajoutait l’égalité avec esrim weshesha (le nombre 26 du Tétragramme ou des 26 générations jusqu’à Moïse).
1231 étant un nombre premier, j’avais étudié les autres arrangements de 1-2-3-1, et vu que 1321 comme 2113 étaient aussi premiers
3/ Je remarquais aussi qu'à 12/31 correspondait aussi le 31 décembre à l’américaine. Le premier 31 décembre réellement important rencontré est la mort de Roger Gilbert-Lecomte le 31/12/43, se renversant en 34\21\13

B : Le 13-21-34 originel
4/ A l’été 2001 je lus un article d’Europe sur le nombre d’or chez Mallarmé, où était envisagé un ridicule découpage d’or de l’Hypnerotomachia en 23.5 et 14.5 chapitres ( 23.5/14.5 = 47/29, équivalent Lucas de 21/13 Fibonacci), avec comme pivot la découverte du tombeau d’Adonis.
Ceci me fit penser à l’acrostiche des 21+13 chapitres de The Greek Coffin Mystery, autre tombeau grec, autrement plus immédiat.
5/ Le calcul des gématries de l’acrostiche de l’Hypnerotomachia me conduisit pour les deux livres (24-14 chapitres) à 252/156 = 21/13.
6/ Parmi mes lectures antérieures sur le nombre d’or, la seule chose qui m’avait frappé était la répartition 294/182 des 476 vers de L’Art poétique d’Horace (poésie/poète = 21/13).

C : 13-21-34 dans la suite de Fibonacci (1-1-2-3-5-8-13-21-34…) correspond à 29-47-76 dans la suite de Lucas (1-3-4-7-11-18-29-47-76…)
7/ Les deux morts partageant le cercueil grec de Queen sont Khalkis (grec « cuivre ») et A. Grimshaw (initiales AG) : Cu et Ag sont les éléments 29 et 47, correspondant dans la suite de Lucas aux Fibo 13 et 21.
8/ Je fais partie du forum Unus Mundus, UM pour ses membres, soit les lettres de rangs 21-13. Un membre me signala que j’étais le numéro 47, ce qui me fit m’interroger sur qui était le 29 : c’était A.A. Attanasio, un auteur de SF dont j’avais 2 livres parmi les 3 traduits en français. Il ne participait plus activement depuis longtemps à la liste, mais un de mes messages le fit réagir.
9/ Je repris son Radix, et y découvris que le pivot de sa datation était l’an 2113, anéantissement causal du CERCLE
10/ Radix s’achève sur la chanson de Sumner Kagan, en 3 phrases mélodiques, séparées par des silences, de 21-21-13 notes
11/ L’an précédent, j’avais trouvé par hasard le 12/7/2009 un livre de SF à la brocante de mon village, Pygmalion 2113, d’Edmund Cooper (la première du Pygmalion de Shaw était en 1913)
12/ ma première approche du nombre d’or chez Perec a été son poème Noce, réparti en 47-29 vers
13/ les 9 premières strophes de Noce privilégient un découpage en (21-21-13) x 23 lettres (comme la chanson de Kagan)
  Perec a noté sur ses brouillons, en face des 10 strophes composant le poème, les doubles des nombres de la suite de Fibonacci, soit 2-2-4-6-10-16-26-42-68-110. Chaque strophe est construite à partir d'un contingent restreint de lettres, au départ celles des noms des mariés, KMARBEND = 68, NOUREDIMCH = 110. Les seules strophes construites strictement sur ces lettres ont 26 et 42 mots.

D : Les numéros 13-21-34
14/ Le 31/8/03, je découvris chez un bouquiniste du marché de Digne parmi un petit lot de Planète les 13-21-34, que je pris tous 3 bien que seul le 34 me tentait.
15/ Vers 2000 trouvé à la brocante de La Bégude 5 L’empreinte-Police dont les numéros 13-21-34 (+16-22)
16/ J’y avais trouvé aussi une 12aine de L’empreinte, parmi lesquels le numéro 107 où figure la solution du problème n° 13 (Trenton A-B évocateur de Queen) avec l’énoncé du problème n° 21
17/ D8 Bégude-Valensole-Gréoux 21-13 km
18/ J’avais aussi les Cabinet Noir 13-21-34 (parmi pas beaucoup d’autres 8 ?-18-26 ?-32-40)
19/ A quelques jours d’intervalle j’avais 3 publications en mai 09, portant les numéros 13-21-34 dans diverses collections (et le nom de l’éditeur du 34 était présent dans le Planète 34 !)
20/ en juin 09 paraissait Teckel 4, portant le total de mes pages à 21-13-(10+11).
21/ En relation avec Teckel 1, la double coinc de l’Escalier Potemkine, 13-21 m de haut en bas, 260-420 s dans le film
22/ Le n° 821 de Bialot devenu 813 ; j’ai jadis noté qu’un livre non précisé de 34 chapitres avait son chapitre 31 devenu 21
 note du 5/10 : ayant posté hier ceci, je reçois aujourd'hui le premier numéro de l'année (140) de Viridis Candela, n° 21 de la 8e série; c'est parce que le premier numéro d'il y a 2 ans (138) était le n° 13 de la 8e série que j'ai pu y publier l'an dernier l'article La multiplication des 813 

E : La date du 21/13 pataphysique, ou 31 août vulgaire, dont je n’ai pris conscience qu’en 2009
23/ 21/13/128 (2001) Première lettre de JPLG, qui fut pour beaucoup dans mon intérêt pour le nombre d’or, validé par le hasard
24/ 21/13/129 (2002) début de mon premier journal de coincs
25/ 21/13/130 (2003) achat des Planète 13-21-34 (alors que seul le 34 m’intéressait)
26/ 21/13/135 (2008) lecture de Des jours et des nuits.
27/ 21/13/137 (2010) numéro 34 de La mauvaise chance à Castellane, avec Les enfants du Créateur, d’André Carnal
28/ 18/13/139 (2012) (parce qu’il y avait impossibilité le 21/13) Le dernier homme bon et Le rire du cyclope (St-André) puis Lire 13-21-34 à Castellane

F : L’an 136 pataphysique (4x34) a débuté le 8 septembre 2008, le jour de mon intuition sur le 4/4/44, avec 3 coïncidences 52-84 (13-21 x 4)
29/ Jung-Zuern = 52/84, calculé avant l’aube du 1/1/136
30/ Michaela McManus = 52/84 (née le 20/5/83, petite section d’or de l’année), particulièrement connue pour son rôle du procureur adjoint Kim Greylek dans la saison 10 de New York unité spéciale, dont le premier épisode débute le 8 septembre 2008, le 1/1/136
   Elle a épousé le 3/7/11 Mike Daniels (michael)
31/ J’ai appris en décembre 08 le nom du docteur de Jung impliqué dans la NDE et l’échange du 4/4/44, et Jung-Haemmerli = 52/84

G : La paire 52-84 est particulièrement riche.
32/ 52/84 correspond aux noms Elie-Enoch en hébreu, les seuls personnages de l’Ancien Testament montés au ciel de leur vivant. On a encore le nom hébreu Ezechias = 136, un roi qui a reçu une tranche de vie supplémentaire, et le mot kiful = 136, « double ».
Elie et Enoch apparaissent dans la première édition de Pantagruel, ensuite remplacés par Ogier et Artus, dont il existe aussi la graphie Artuis, permettant Ogier-Artuis = 52/84 dans l'alphabet du 16e siècle.
33/ Seth-Nathaniel = 52/84, les anges incarnés de La cité des anges
34/ Daumal-Nathaniel = 52/84, et au moment où je vis ceci apparaissait le document de Daumal où il privilégiait le couple 13-21
35/ Ben-Laden = 52/84, selon une orthographe en hébreu

H : 136 est encore la somme des 16 premiers nombres, permettant de construire des carrés magiques
36/ Le plus connu est le Carré de Dürer, dont chaque colonne offre une répartition 13-21 (le carré central aussi)
37/  84/52 correspond encore à Melencolia (gématrie latine) / 9-10-11-12-1-2-3-4 (les heures du cadran solaire à côté du carré magique
38/ par ailleurs MELENCO LIAS = 63/39 = 21/13 (avec une coupure après CO comme pour l’acrostiche du Poliphile)

I : Musique
39/ Bach les 3 R du WTC = 65-105-170
   les numéros d'ordre des 5 PF dorés parmi les 48, 1-14-24 dans WTC1, 25-38 dans WTC2, soit 39/63
40/ 21/13+34/21 = 883/546 22 préludes fish WTC1-2 / 14 préludes WTC1
41/ 884 = (21+13) x 26
42/ Prélude BWV 846 : 21+13+1 (critère fis à la basse en 22)
43/ Prélude 1 op 28 Chopin, répond au BWV 846, en 21+13 mesures avec un fis à la basse en 22.
44/ Thème + 33 Variations Diabelli

J : hébreu
45/ Le « nom », désignation de Dieu, est en hébreu SM, formé des lettres 21-13 de l’alphabet.
SM est aussi le nom du patriarche Sem, fils de Noé, que la tradition juive identifie à Melchizedek, instructeur de Jacob. Les valeurs des noms hébreux Melchizedek et Jacob sont 294 et 182, dans le rapport 21/13, 294 et 182 rencontrés plus haut pour L'Art poétique (6). 
46/ La chrétienté a réparti le canon biblique en 5-21-13 livres, repris par les éditions imprimées de la Bible hébraïque. Dans ma Bible de 1951, les 21-13 livres correspondent à 21-13 cahiers.
47/ Deux des livres attribués à Salomon (SLMH) débutent par une grande lettre, S pour Shir hashirim, M pour Mishlé (les 2 seuls autres livres dans ce cas débutent par B=2 et A=1, autres fibos)
48/ Babel a pour valeur
- 34 en hébreu,
- 21 en latin,
- 13 selon le code de Cheiro
49/ La chronologie traditionnelle attribue à divers événements essentiels (naissance Jacob – exil Egypte et naissance Yokeved mère de Moïse – naissance Moïse – sortie d’Egypte) les dates 2108-2238-2368-2448 : intervalles 130-130-80 ans, soit 130-210 ans pour la naissance de Jacob-Israël, l’exil d’Israël en Egypte, et son exode.
50/ Le nom YHWH a pour valeur immédiate 26, et pour valeur étendue 42 selon l’orthographe des lettres de Carlo Suarès
51/ les lettres de rangs 21-13 grec / 21-13 hébreu = 55/34 = 550(ΦΝ)/340(שמ)
 les valeurs étendues des lettres SYN/MYM sont 360/90 = 4/1
52/ l’hébreu pour « quatre » est ARBO = 273 = 13 x 21 (m x s)

K : Divers 34 répartis en 21-13 
53/ les 2 premiers romans de Paul Auster ont 21 et 13 chapitres (Fausse balle et Cité de verre)
 David Mazzuchelli a fait une adaptation de Cité de verre en BD, ou roman graphique comme on dit pour se démarquer de la vulgaire BD.  Dans un autre "roman graphique", Asterios Polyp, Mazzuchelli montre la suite de Fibonacci, avec pour derniers termes entièrement identifiables 13 et 21. 
54/ My heart laid bare : 21-13-(8+1) chapitres; à la fin des 21-13 chapitres meurt à Philadelphie (voir 71/) Harwood Licht 84-52 qui appartient à la famille de filous s'appelant tantôt Licht tantôt Liges; un autre membre de la famille est Nathaniel Liges = 84-52.
55/ 13-21-21 chapitres Le chemin de la lumière
56/ ses chapitres 16-18 débutent par M (absent) et U
57/ CARL > CR-AL = 21-13
58/ MONA LISA = 13-21 (latin réduit 3541-2991)
59/ Les histoires de Jean-Marie Cadiboulin de Jules Verne, 34 membres de l’équipage du Saint-Enoch, 13 nommés + 21 non
60/ Dans Le dernier homme bon, roman danois traduit en 2011, parmi les 34 Justes 21 sont connus, 13 non.
  Dans un autre roman danois, Miséricorde, également traduit en 2011, le meurtre de la soeur d'Oluf est prévu le jour de son 34e anniversaire, à cause d'un événement survenu 21 ans plus tôt.
61/ 21+13 « or » dans 7-4 séquences Alphabets pics 7 et 11 J et Q (7-8 « or », 8 et 7e fibo)
24e occurrence : or mu
62/ Pilgrim en 6 parties de 21-13-14-14-14-13 chapitres, soit 21-13-(55) ou 21-(55)-13
63/ L’île aux 30 cercueils, Véronique/Antoine = 126/78 = 21/13 (André Beauny = 42-68)
64/ Emilie Brunet disparaît a 34 ans, après avoir perdu ses parents le jour de son 21e anniversaire.

L : d’autres 47/29 (Lucas = 21/13 Fibo)
65/ Le n° 228 Baleine de Claudine Chollet est le 141e Poulpe, contre 87 non-Poulpe
66/ Sonia Amadouny = 58/94
67/ Night Shyamalan = 58/94
68/ John Dall = 47/29
69/ Le 24/9/12, une recherche "rémi schulz" "58 94" me conduit à une page Wikipédia, où 58-94 provient d’une proposition soumise le 31/08/08 (ou 21/13/135 pataf, jour où j'ai lu Des jours et des nuits).
70/ Mon billet blogruz du 8/9/2008 (ou 1/1/136) était sur David Phillips / artist = 141/87

M : divers
71/ Phi-la-del-phia = φ-13-21-34 et les 13+21 rues autour de Broad Street et Market Street
72/ Mon premier (et seul) Tournesol non fibo a 26/42 spirales
73/ Les 21 lettres de la croix paterNoster = 21 x 13 (latin)
74/ Simenon et Queneau nés les 13 et 21 février 1903
      Simenon 21 chapitres dans Le voyageur de la Toussaint (3 parties 6-7-7+épilogue)
      Queneau 7 x 13 sections pour Le chiendent et 8 x 21 chapitres pour Les enfants du limon
75/ L’assassin habite au 21La morte survit au 13 (écrits en 1939 et 1958, 31 et 50 ans)
76/  21 lettres Stanislas-André Steeman = 233, 13e Fibo
77/ Le 21e Fibo, 10946, est divisible par 13 (car tout Fibo de rang n est multiple du Fibo de rang d’un diviseur de n, ici 21 = 3.7, donc F21 est multiple de F3 et F7, 2 et 13)
78/ Les fibos de rangs 7+67n et 8+67n débutent par 13 et 21 pour n de 0 à 9, jusqu’à F610-611 (610 = 132+212)
79/ vingtetun / treize = 132/82 (alphabet sans W) dixsept / onze = 96/59 (idem, 97/60 avec W), d’où (21+17)/(13+11) = 228/141 = 76/47
80/ rencontre d’un panneau 21:13 au moment où je pensais aux ISBN 43-27 + 83-51 = 126/78 = 21/13
81/ les adresses du couple Marlasco dans Le jeu de l'ange, 13 route de Vallvidrera et 21 rue de la Lleona
82/ Joë Bousquet rencontre Poisson d'Or lors de son 21e anniversaire, fin juillet 1937. Ils correspondent ensuite pendant 12 ans jusqu'aux fiançailles de Pd'O, mariée en 50. Joë meurt le 28 septembre 50.
83/ le seul hétérogramme de Perec avec deux diagonales isogrammes est le sonnet en F de Métaux, avec des diagonales en M et U (13 et 21).

84/ L'arcane 21 du jeu de Tarot du jeu vidéo Dishonored est la Mort, arcane 13 du jeu habituel.
85/ J'ai appris ceci le jour même où, en étudiant le nom d'AS Byatt, qui s'est intéressée à la suite de Fibonacci, j'ai vu son découpage en voyelles et consonnes,
AY / BTT = 26/42 = 13/21
86/ Dans l'épisode 2-11 de la série Medium, tout ce qu'Allison sait du tueur recherché est qu'il a un chien-loup nommé Buster. Il y a 34 propriétaires de chiens Buster à Phoenix, et c'est le 13e qui est le bon (donc pas besoin de visiter les 21 autres).
Ce 11e épisode de la 2e saison me rappelle que la première proposition d'Euclide concernant le nombre d'or est la 11e du 2e livre (prop II-11)
87/ Mon projet Le parfum de l'amant d'Anouar est grandement inspiré de La dernière femme de sa vie,de Queen, où un meurtre est commis la nuit de Pâques 1970. J'avais choisi de faire mourir dans la nuit de Pâques 2004 mon personnage tout juste âgé de 21 ans, non pour respecter un schéma 13-21, mais parce qu'il était supposé être la réincarnation de Dannay mort en septembre 82.
  En fait je ne suis pas certain de n'avoir pas eu en tête le schéma 13-21; j'indique sur la page mentionnée qu'il était important pour moi que l'affaire se passe en 2004, mais que je ne m'en rappelle plus la raison... Ce dont je suis sûr, c'est que mon intrigue suggérait que Delaunay était après Dannay un autre avatar de Verne, tous ayant en commun l'aulne et le goût des parodies pascales. Si je connaissais les 21-13 chapitres de Queen, ce n'est que plus tard que j'ai remarqué la répartition 13-21 de l'équipage du Saint-Enoch (cas 59).
88/ Une série de coïncidences relatée ici vient de me faire prendre conscience d'une harmonie 21/13 dans mon précédent projet romanesque, élaboré vers 2001, Indécente (L'), où j'imaginais une intrigue amoureuse entre le blanc
LEON DE PRIDEGOR = 147
et la noire
TINE DENCEL = 91
147/91 = 21/13
Ceci ne pouvait être prémédité, car à l'époque 21/13 ne m'intéressait pas particulièrement, et Léon de Pridegor était l'anagramme de Pierre de Gondol, nom imaginé par Pouy, tandis que Tine Dencel était celle de L'indécente, titre choisi effectivement pour sa valeur 91, mais parce que c'était la valeur du département numéro 91, l'ESSONNE.
89/ J'ai participé au concours de nouvelles Dick organisé par les éditions Assyelle. Pensant que la date limite était le 31/12 (c'était en fait le 31 du mois suivant), j'ai envoyé mon texte le 30, et ai reçu le lendemain cet accusé de réception :
Il est daté à 13:21 le 31/12, que j'ai indiqué être tenté de lire à l'envers 21/13.
Ma nouvelle concerne les relations d'or dans les NDE, exposant notamment les cas de JUNG/HAEMMERLI et DAUMAL/NATHANIEL, tous deux 13/21.
90/ J'ai découvert dans une énigme du livre Mots d'amour secrets de mes oulipotes Perry-Salkow-Schmitter un message involontaire dans 13 lignes parmi les 34 lignes d'une lettre de Marie de Magdala.
91/ Dans Rouge-gorge, de Jo Nesbø, un attentat est prévu du 21e des 34 étages de l'hôtel SAS Radisson à Oslo.
92/ Dans Le massacre des innocents, Jean-Jacques Reboux a imaginé une superposition des 102 paroisses de Paris aux 64 cases d'un jeu de l'oie, parcouru selon les valeurs des lettres P-A-R-O-I-S-S-E, menant au dernier coup à la case 64, ND de Paris où a lieu l'attentat final. Divers calembours sont proposés, comme "l'oie porte la poisse à Paris". Sans calcul de Reboux, qui s'est basé sur une liste officielle de 102 paroisses
PAROISSE = 102 = 3 x 34
PARIS OSE = 63 + 39 = 3 x (21+13)
93/ Un autre hasard non calculé de numéros 13-21-34 en ma possession est ceux de la collection Le cabinet noir, étudié ici. Le n° 21 est La clairière des Eaux-Mortes, de Raoul de Warren,ce qui fait coïncidence en soi car le roman est basé sur les 7 péchés capitaux, dont il est donné 3 séries de synonymes ou d'antonymes, donnant en acrostiche les mots LUCIFER, CHARITE, PLATINE (3x7 = 21).
  Le hasard m'a encore conduit, sans recherche sur le thème, à récolter de ci de là l'anthologie Les sept péchés capitaux, où Alberto Manguel donne 3 textes pour chaque péché, soit 3x7 = 21 en tout, et quelques-uns des 7 recueils établis par Sébastien Lapaque pour Librio, contenant chacun 13 textes pour chaque péché.
94/ SAINT / GRAAL = 63/39 = 21/13. Dans le roman Graal de Philip Michaels, le calice sacré est redécouvert un 31 août, soit le 21/13 pataphysique.
95/ Le titre de mon billet Rêvolutions est inspiré par les rapports entre La révolution des fourmis et Only Revolutions, et par le découpage en voyelles/consonnes de ce mot :
EOUIO / RVLTNS = 65/105 (= 13/21)
  Byatt (YA / BTT = 26/42, voir 85/) était convoquée dans ce billet.
  Après l'avoir achevé, j'ai poursuivi l'étude des nombres de 4 chiffres palindromes dorés, et découvert que les curiosités vues dans le billet n'étaient pas ponctuelles mais trouvaient leurs équivalences dans d'autres bases, selon des règles logiques.
  Le premier cas survenait précisément pour les nombres 65-105-170 en base 10, devenant en base 4
1001-1221-2222.
  Le cas suivant concerne 2796-4524-7320 en base 10, devenant en base 11 2112-3443-5555.
  La suite de ces nombres est désormais sur le site OEIS, sous le n° 245323.
96/ L'écriture de mon roman Sous les pans du bizarre en 1999 m'a conduit à y coder le sonnet de Perec Vocalisations, avec deux modifications :
- son titre est devenu Vocalisations I, en partie parce que Perec en a proposé une seconde version, mais surtout pour la valeur de l'expression, 168, nombre de pieds du sonnet;
- deux mots des vers 8 et 13 ont été anagrammatisés, ALCOOL et NADIR devenus LOOCAL et RADIN, de valeurs 58 et 46, somme 104.
168/104 = 21/13
  Le roman était dédié "à Margaux, Marie, Phiphi, Poupou, Landor", le plus important parmi eux étant JB Pouy grâce auquel cette édition s'est faite, sous la forme POUPOU = 104.
  Par ailleurs les rangs des mots ALCOOL et NADIR étaient 102 et 66, dont j'avais remarqué la somme 168, et l'équivalence avec les valeurs des mots arabes bism allah, بسم الله, "Au nom d'Allah", débutant la Basmala initiant chaque sourate du Coran, d'autant que les deux mots alcool et nadir sont d'origine arabe. Comme la Basmala se répartit en 7+12 lettres (partage doré) de valeurs 168 et 618 (évoquant .618, phi), j'en ai proposé une récriture basée sur la traduction de Chouraqui à la ligne 8 parmi 21 de mon SATOR dans tous les sens en 2003, ensuite également édité par Pouy (Teckel n° 1):
  Les 2 parties de la formule ont 13 et 21 lettres.
 97/ Dans le roman La mort en gros sabots, l'actrice Nan Bulkely est assassinée un  31/08 (1944), ou 21/13 du calendrier pataphysique, exactement dans les mêmes conditions que l'a été l'autre actrice France Raye le 12 octobre précédent. Les prénoms NAN et FRANCE ont pour valeurs 29 et 47, nombres de Lucas de mêmes rangs que les Fibos 13 et 21.
98/ Dans la trilogie cosmique de CS LEWIS, un eldil, "ange", est responsable de chaque planète, avec à leur tête un ange principal, Maleldil, créateur du système solaire.
MAL / ELDIL = 26/42 = 13/21
  Dans cette trilogie la Terre est the silent planet, "la planète silencieuse", ce qui a pu inspirer l'album In Keeping Secrets of Silent Earth: 3 du groupe de rock Coheed and Cambria,  dont le dernier morceau est intitulé 21:13. Voir les cas 9/ et 11/ montrant d'autres occurrences de 2113 en SF.
99/ Nous avons emménagé le 17 décembre dernier dans notre nouvelle maison. Je pus alors en prendre des mesures précises, pour découvrir que le niveau principal mesurait intérieurement 5.80x9.40 m, ce qui correspond au rapport 29/47 équivalent à 13/21.
  La maison a été construite par un maçon à la retraite, Pierre Gouillard, et le découpage voyelles/consonnes de ce nom conduit aux mêmes valeurs que celui de REVOLUTIONS vu au cas 95/ :
IEEOUIA/PRRGLLRD = 65/105 = 13/21
100/ J'ai découvert le 15/1/15 cette formidable double relation :
ONE+ONE+TWO+THREE+FIVE+EIGHT = 13x21
1x1x2x3x5x8 = THIRTEEN+TWENTYONE
  La somme des gématries des noms des 6 premiers termes de la suite de Fibo donne le produit des deux termes suivants.
  Le produit des 6 premiers termes de la suite de Fibo donne la somme des gématries des noms des deux termes suivants.
  On peut encore écrire, en remplaçant les noms par des nombres soulignés :
1+1+2+3+5+8 = 13x21 (= 273)
1x1x2x3x5x8 = 13+21  (= 240)
  Par ailleurs, comme la première somme se décompose en
1+1+2+3  = 182 = 2/3 273 (et 5+8 = 91 = 1/3 273)
et que les 4 premiers Fibos sont aussi les chiffres composant 13 et 21
1+3+2+1  = (13x21)(1x2)/(3x1)
  On a aussi
(1+1+2+3)(5+8) = 5+8
et 1+1+2+3 = 8-5
101/   Un hasard m'a fait tomber à la médiathèque sur un roman de 2004, Marguerite et les enragés d'Eric Deschodt et Jean-Claude Lattès, polar historique, genre qui a priori ne m'intéresse pas, mais son incipit m'a fait l'emprunter :
Le 17 novembre 1494, Jean-Giovanni Rollet entre dans Florence.
C'est une allusion évidente à la Chartreuse de Parme :
Le 15 mai 1796, le général Bonaparte fit son entrée dans Milan...
or le roman inachevé de Perec, "53 jours", a pour texte source le roman de Stendhal, son premier chapitre étant Le 15 mai.
J'ai donc étudié avec un peu d'attention Marguerite et les enragés qui a 68 chapitres, ce qui m'a fait aussitôt aller voir ce que donnerait une division 42/26 (21/13), et le chapitre 43 débute ainsi
Le 17 novembre 1495, Jean-Giovanni reçoit une lettre de Charles VIII.
Ce sont les deux seuls chapitres débutant par une date.
C'est en 1496 qu'a débuté à Milan l'écriture de La divine proportion.
Les brouillons de "53 jours" témoignent de tentatives de Perec d'y faire intervenir une suite de type Fibonacci.
102/   Le roman Pilgrim de Timothy Findley (1999) a deux principaux personnages, Pilgrim, étrange être-ange, et Jung lui-même, fasciné par son cas.
PILGRIM / JUNG = 84/52 = 21/13
Les deux premières parties de Pilgrim ont 21 et 13 chapitres (les 4 autres 14-13-13-13).
Au début de la 4e partie sont mentionnées les principales adresses, conformes à la réalité, du peintre Whistler, 13 Tite Street et 21 Cheyne Walk.
Le personnage de Pilgrim aurait jadis servi de modèle à Léonard pour sa Joconde, et il a été proposé les valeurs 13-21 pour MONA LISA, selon un alphabet latin réduit.
103/  Un certain Emmanuel Licht est le coauteur de Aspects ésotériques du thème de la quête, concernant essentiellement le
SAINT / GRAAL = 63/39 = 21/13 alors que
EMMANUEL / LICHT = 84/52 = 21/13
C'est évidemment un pseudonyme, puisque la prophétie de l'Emmanuel et la Lumière sont convoquées dans l'étude, et ceci me rappelle qu'il y a aussi un Emmanuel dans le roman My heart laid bare (cas 54), dont les deux premières parties en 21-13 chapitres (voir le cas précédent) s'achèvent sur la mort de Harwood Licht (84/52 = 21/13).
104/  Proof, nouvelle série de juin 2015, se penche sur les phénomènes de survie après la mort, étudiés par une chirurgienne qui a elle-même eu une NDE.
Son nom est
CAROLYN TYLER = 88+80 = 168
pour ses amis
CAT TYLER = 24+80 = 104
168/104 = 21/13
Le même article signale la série débutée le même mois, The Whispers,  dont l'héroïne Claire Bennigan enquête sur un contact avec des ET impliquant notamment sa  propre famille. Elle est jouée par l'actrice Lily Rabe dont le nom devient en rot-13
YVYL / ENOR = 84/52 = 21/13
105/   Ce billet se penche sur les fictions de vampires, êtres dont le statut est également aux frontières entre vie et mort. Le vampire peut communiquer son immortalité à sa victime :
VAMPIRE / VAMP = 84/52 = 21/13
106/   Zecharia Sitchin affirme que le sumérien MU (soit les lettres de rangs 13-21 dans notre alphabet) est équivalent à l'hébreu SM, שמ (soit les lettres de rangs 21-13 dans l'alphabet hébreu, cas 45)
107/   En quelques semaines j'ai découvert 3 romans de 34 chapitres offrant une nette répartition 21-13 :
- Deuils de miel a 33 chapitres et 1 épilogue, avec une première enquête s'achevant à la fin du chapitre 21 (une édition a une erreur dans la numérotation des chapitres s'achevant sur un chapitre 34);
- Le labyrinthe de la rose a clairement 34 chapitres en référence à la constante du carré magique d'ordre 4; le chapitre 21 s'achève sur une représentation en étoile des 16 nombres de ce carré, offrant une nette répartition 84/52 = 21/13;
- Le Livre de saphir est une quête en 6 étapes correspondant aux 6 triangles du Sceau de Salomon; le 3e triangle est découvert à la fin du chapitre 21.
108/   Alors que je possédais Le Livre de saphir, mais ne l'avais pas lu, j'ai composé en 2005 le sonnet initialement titré L'art si noué, formé pour des raisons impératives de 21 séries hétérogrammes pour les quatrains et 13 séries pour les tercets.

vendredi 5 août 2011

Philadelphia Exphiriment

Ce 1er août, une investigation m'a conduit à découvrir le plan original de la ville de Philadelphie, lors de sa fondation en 1682 par William Penn. J'ai été frappé par la dissymétrie verticale, alors qu'horizontalement la place centrale, destinée à devenir le centre administratif de la cité, était rigoureusement au milieu d'une des premières villes bâtie selon un damier rectangulaire presque parfait, à peine contrarié par la sinuosité des deux cours d'eau navigables bordant la ville, le fleuve Delaware à l'est, la rivière Schuylkill à l'ouest, se jetant un peu plus bas dans le Delaware.
Cette centralité était prévue au pied près, des mesures d'époque donnant 5088 pieds de chacune des deux rues en front de rivière jusqu'à l'axe nord-sud de la ville, Broad Street de 100 pieds de large (31 m), avec le détail des mesures de chacun des 11 blocs, sans oublier les largeurs des 10 rues intermédiaires, de 50 pieds chacune.
A la manière des villes romaines, cet axe nord-sud croisait avec un axe est-ouest, High Street, également de 100 pieds de large. Les distances aux rues parallèles, portant toutes des noms d'arbre, 3 au nord et 5 au sud, sont également données, 1995 pieds de Vine Street à High Street, puis 3148 pieds jusqu'à Cedar Street.
4 parcs dans les 4 quartiers de la cité, symétriques par rapport à Center Square, soulignent la dissymétrie initiale nord-sud, laquelle pouvait avoir une explication : les fondateurs envisageaient une future extension de la ville (avec raison puisqu'elle a compté jusqu'à 2 millions d'habitants), mais des marais semblaient interdire cette extension vers le sud (ils n'ont en fait pas empêché l'urbanisation).

Attendu que le partage de 8 en 5 et 3 évoque la suite de Fibonacci, j'ai été curieux de consulter un plan ultérieur de la ville, et sidéré par ce plan de 1846 (ici limité à la zone historique, cliquer pour agrandir) :
Center Square, maintenant nommé Penn Square, n'y apparaît pas du tout au centre des deux rivières, et le plan original de 1682 de 11 rues de part et d'autre de Broad Street ne semble pas avoir été réalisé, malgré la précision des mesures alors avancées.
En 1846 il y a une Front Street à l'ouest et une autre à l'est, pratiquement rectilignes, qui sont aussi des 1st Street puisque la rue suivante est une 2nd Street. En tant qu'amateur de coïncidences 813, je suis abasourdi qu'il y ait 8 rues à l'ouest de Broad Street et 13 à l'est, comme en témoigne ce détail (tourné de 90°).
La disposition originale nord-sud semble avoir en revanche été respectée, et on retrouve les 3 rues au nord de High Street, Vine, Sassafras et Mulberry, et les 5 au sud, Chestnut, Walnut, Spruce, Pine et Cedar, mais, nouvelle sidération, d'autres artères importantes ont été ajoutées, portant à 13 le nombre total des rues croisant Broad Street, idéalement réparties encore en 5 et 8.
Il apparaît ainsi sur ce plan une structure idéalement fibonacienne autour des deux axes principaux, de 21 blocs EO répartis en 8+13, et 13 NS répartis en 5+8, et je ne trouve plus de mots pour exprimer mon vertige car, pour un motif expliqué plus loin, je me suis vers 2001 intéressé au découpage syllabique de Philadelphia, où la première syllabe Phi peut correspondre à la désignation du nombre d'or, Phi = 1.618...
Les 3 autres syllabes livrent ensuite les gématries (A=1, B=2, etc.)
LA = 13,
DEL = 21,
PHIA = 34,
trois nombres consécutifs de la suite de Fibonacci où le rapport de deux nombres successifs tend vers le nombre d'or.
Mieux encore, en prenant pour Phi l'approximation courante 1.618, on a
13 x 1.618 = 21.034
On pourrait écrire ainsi :
Phi x LA = DEL. PHIA

Je précise d'emblée que je ne vois aucune intention dans ces coïncidences fibo-philadelphiennes. Comme je l'ai déjà développé ailleurs sur ce blog, le nombre d'or n'a commencé à être utilisé consciemment dans la création artistique que dans la seconde moitié du 19e, et la désignation Phi date du début du 20e.
En lisant ce que j'ai pu trouver en ligne sur les origines de Philadelphie, une idée m'est venue en apprenant que les clients à l'achat de terrains préféraient nettement le côté Delaware au côté Schuylkill, ainsi un esprit mercantile aurait pu souhaiter déplacer le "milieu" de la cité, de telle sorte qu'il y eût plus de lots côté est, vendus au prix fort...

J'ai encore trouvé ce plan de 1756, très peu précis, mais où le quadrillage montre néanmoins 9 x 22 rues, soit 8 et 21 sans compter les axes principaux, qui ne sont hélas pas figurés (à remarquer tout de même que le parc du sud-est est correctement placé): (En fait ce plan est confirmé par d'autres donnant l'emplacement de Center Square, j'en donne un plus loin.)

Prendre des mesures sur le plan de 1846 est très aléatoire, même s'il est évidemment plus proche de la réalité que celui de 1682. Un autre bond de 162 ans mène à l'époque contemporaine, et à GoogleEarth dont les outils permettent toutes sortes de mesures.
J'ignore leur fiabilité et je ne suis pas sûr d'utiliser optimalement le logiciel, aussi je ne peux qu'inviter à reprendre et vérifier ma démarche, dont je présente succinctement les principaux résultats.
La GoogleMap ci-dessous peut-être agrandie en cliquant dessus :En rouge le pourtour original. La plus grande partie de Vine Street au nord a laissé place à une voix express, mais une partie de l'ancienne rue subsiste à l'est, permettant d'extrapoler le tracé ancien vers l'ouest. Cedar Street a été renommée South Street.
Les rues NS ont été renumérotées à partir de l'est, où la 1st est toujours Front Street, mais l'autre Front Street côté ouest est maintenant la 22nd Street. Ces rues se superposent exactement à celles du plan de 1846, car il n'y a pas de 14th Street, correspondant à Broad Street (renommée Avenue of the Arts sur une partie de son cours).
En jaune Broad Street et High Street, désormais Market Street.

Du sud au nord, en prenant les mesures au niveau de la 4e rue qui croise encore avec l'ancienne Vine Street, et en partant des bâtiments comme le suggérait le document cité plus haut, j'ai trouvé 5275 pieds, dont la section d'or est 3260. J'ai trouvé 3200 pieds au milieu de Market. A remarquer qu'un mile correspond à 5280 pieds, et que 3200 est presque exactement le nombre donné par le document, 3148 + 50 pieds à mi-rue.
De l'est à l'ouest, différentes mesures concordent pour donner 9734 pieds, et 6055 au milieu de Broad Street. La section d'or calculée est 6016, ainsi dans les deux cas les axes de la cité historique sont fort proches des sections d'or, qui tombent dans ces rues maintenant élargies.

On s'y attendait un peu, vu les nombres de rues fibonacciens, mais il fallait néanmoins le vérifier et ç'aurait pu tomber plus mal (ou mieux).
Il y a bien plus étonnant. Les traits argentés correspondent aux longueur et largeur du rectangle formé par les coins extérieurs des parcs de la cité. Le parc NO a été complètement remodelé en Logan Circle, et il en va en partie de même pour le parc NE, néanmoins une extrapolation à partir du tracé virtuel de l'ancienne Vine Street m'a livré une largeur de 3752 pieds, avec une certaine marge d'erreur, tandis que la longueur plus fiable au niveau des parcs sud donne 6082 pieds (entre les milieux des trottoirs extérieurs aux parcs), dont la section d'or est 3758.
La proximité du rectangle englobant les 4 parcs avec un rectangle d'or peut se vérifier sur le plan de 1846. La même page donne un plan de 1865, à plus petite échelle, mais qui a l'avantage d'être parfaitement orthogonal. Je m'en suis servi pour réaliser ce quadrillage montrant en rouge les deux axes, en bleu les 34 rues principales les croisant, 21 NS et 13 EO :En transparence le rectangle englobant les 4 parcs. Ceci souligne l'ajout de dissymétrie EO par rapport au plan initial, car il aurait pu être logique de conserver ces parcs à égale distance de Broad Street, alors qu'il semble qu'on ait plutôt gardé les intervalles à partir de l'est des axes principaux, 5 blocs à l'ouest du Delaware, 4 blocs à l'ouest de Broad Street.
Je remarque que ceci amène une autre division fibonacienne EO, 5-8-5-3 blocs, grosso modo car chaque parc n'occupe pas une case exacte du damier, ce qui semblait prévu dès l'origine.
Il en résulte que Broad Street n'est que très imparfaitement à la section dorée de la longueur du rectangle englobant les parcs, elle correspondrait plutôt à la médiane dorée entre les centres des parcs, ce qui m'a mené à mon plus fabuleux résultat.
Les centres des deux parcs sud, Washington Square et Rittenhouse Square, sont matérialisés dans un cas par un bassin, dans l'autre par cet édicule hexagonal. Je ne sais si ces centres correspondent exactement aux parcs originaux, en tout cas ils permettent une mesure très précise qui m'a livré le curieux nombre de 5555 pieds (soit 55 x 101, avec 55 nombre suivant 13-21-34 dans la suite de Fibonacci et 101 valeur de PHILADELPHIA). La section d'or de 5555 est 3433, et le croisement de la ligne 5555 avec l'axe médian de Broad Street (du moins la ligne médiane sur la chaussée) se fait à 3441 pieds, soit à 2 m de la section d'or idéale.

Voilà. Je n'imagine pas qu'il y ait quoi que ce soit de logique à déduire de tout ça, mais je me permets de souligner que Philadelphie a une riche histoire. Ce fut d'abord le lieu de l'utopie, de l'amour fraternel, où tous les réprouvés de la terre étaient bienvenus, où la peine de mort était interdite. Puis la déclaration d'Indépendance y a été signée, elle fut un temps la capitale des USA, sa plus grande ville.
En 1871 fut commencée la construction de l'Hôtel de ville, sur la place centrale de la cité, aujourd'hui City Hall, carrefour des fameux axes dorés... Il était alors prévu pour être le plus haut édifice du monde, avec sa tour de 167 m, mais la Tour Eiffel a effacé cette prétention, bien que l'édifice comptabilise divers records.
William Penn trône en haut de ces 167 m, et c'est l'occasion de signaler que c'est un nom doré, de la plus belle sorte, dont la probabilité est d'environ 1 chance sur 100 :
WILLIAM PENN = 79/49 = 1.612...
Il a abandonné un temps le sort de sa Sylvanie et de Philadelphie à son ami
PHILIP FORD = 70/43 = 1.627...

Peut-être puis-je en venir maintenant à ce qui m'a fait m'intéresser à la gématrie de PHILADELPHIA.
En 2001 ma passion pour Ellery Queen m'a conduit à une hypothèse fibonacienne sur la structure de ses romans, avec notamment ceci :
- ses 9 premiers romans, les 'Mysteries', totalisent 233 chapitres, 13e nombre de Fibonacci;
- le 4e roman a 34 chapitres, répartis en 2 parties de 21 et 13 chapitres, dont les titres donnent en acrostiche le titre du livre et son auteur, THEGREEKCOFFINMYSTERY et BYELLERYQUEEN; je m'étais alors fait la remarque qu'il y avait de part et d'autre de ce roman singulier 3 et 5 Mysteries, évidemment ignorant du plan initial de Philadelphie avec les 3 et 5 rues de part et d'autre de High Street;
- son 10e roman, Halfway House (1936), marque une rupture, par son titre, dont éventuellement on peut remarquer la gématrie 144, 12e Fibonacci, et par sa structure, en uniquement 5 chapitres, aux titres tautogrammes en T.

J'ai donné quelques commentaires sur mes pages Queen, sans trop approfondir le mystère de cette Maison à mi-route, à Trenton, utilisée par un bigame comme relais entre ses deux vies, à Philadelphie où il a épousé une femme maintenant âgée de 31 ans, et à New York où il est marié à une richissime héritière de 49 ans.
Le bigame Gimball d'environ 40 ans est aussi à mi-route entre ces âges en rapport d'or, et si Trenton n'est guère géographiquement à mi-route entre Philly et la Grosse Pomme, elle l'est gématriquement car
PHILADELPHIA = 101
TRENTON = 106
NEW YORK = 111
Le découpage doré NEW YORK = 42/69 m'a conduit à m'intéresser au découpage syllabique de Phi-la-del-phia.

J'ai eu la curiosité de revoir le film Philadelphia, de Jonathan Demme (1993). Les 115 mn du film effectif sur DVD (suivies d'un générique de 5 mn) se partagent assez idéalement selon le nombre d'or entre 44 mn pour l'exposé du problème (un avocat gay viré de sa firme parce qu'atteint du sida) et 71 mn pour le procès, qui se tient dans l'immense City Hall, au centre doré de la Philadelphie historique.
Entre les deux une séquence aérienne de 20" survole le City Hall, commençant par tourner autour de la statue de William Penn, champion de la tolérance.

PS du 9 août. J'ai trouvé ce plan du métro de Philadelphie, qui confirme la prépondérance des 21 blocs (8-13) de l'ouest à l'est soulignés par mon quadrillage sur le plan de 1865 :Les deux lignes principales suivent les axes majeurs. Du nord au sud on a 4-7 blocs plutôt que mes 5-8, à cause du chamboulement sur Vine Street au nord et de l'omission de Sansom Street entre Chestnut et Walnut, ce qui ne me semble pas anéantir mon quadrillage 21 x 13, qui était peut-être plus pertinent au 19e siècle, mais que je retrouve sur cette carte actuelle (qui omet quelques rues à l'est).

De toute façon, le plus extraordinaire me semble être le passage du plan original de 1682 en 9 x 23 rues, ou 8 x 22 cases, avec Center Square au milieu de l'axe est-ouest, à la ville effective construite sur un damier de 8 x 21 cases, comme sur la carte de 1750 donnée plus haut, avec Center Square répartissant largeur et longueur en 3-5-8-13, quatre Fibos consécutifs.
Si Center Square n'y apparaissait pas, il est en revanche présent sur cette carte française de 1764, trouvée grâce au site MapsOldPhiladelphia : Commode pour trouver son chemin, n'est-ce-pas ?
En fait, une carte plus précise de 1777 montre que la ville ne s'est d'abord développée que du côté Delaware, et qu'elle avait dépassé au nord et au sud les limites fixées par William Penn alors que seules quatre des rues est-ouest étaient prolongées jusqu'à la Schuylkill.
Une carte de 1762 montre la State House, où sera signée en 1776 la Déclaration d'Indépendance, érigée à l'est de la 6th Street, sans se soucier du centre administratif fixé par Penn.
Cette 6th Street, qui partage les 13 blocs à l'est de Broad Street en 8+5, est aujourd'hui un axe touristique essentiel, entre les squares Franklin et Washington à l'ouest, et les 4 squares de l'Indépendance dans les blocs intermédiaires à l'est.

La Déclaration de 1776 me disait quelque chose dans le contexte 813, et je me suis rappelé ce que c'était, abordé sur mon billet Surimpressions hébraïques. Une page d'un site chrétien d'exploration numérologique de la Bible hébraïque voit une certaine récurrence de 813 dans les 4 premiers vers de la Genèse, avec notamment :
3 Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. = 813
4a Dieu vit que la lumière était bonne; = 963
4b et Dieu sépara la lumière des ténèbres. = 813
Les valeurs s'appliquent aux versets hébreux correspondants.

Or 813+963 = 1776, et on a donc une symétrie qui se traduit notamment par
verset 3 = 813
verset 4 = 1776
Le site en question ne manque pas de mettre en relation la lumière divine avec la fondation des USA, insistant sur l'unité marquée par la formule e pluribus unum, désignant les 13 états originels de l'Union, en 1-8-4 lettres correspondant en hébreu aux lettres אחד formant le mot ehad, "un", de valeur 13.
Je préfère signaler dès maintenant ces correspondances, qui sont à mon humble avis au-delà de toute interprétation, avant qu'un petit malin ne tire les plus folles déductions du fait que la Déclaration d'Indépendance et la Constitution des USA furent signées dans une ville 8-13.

PS Je suis revenu sur cette affaire plus en détail sur mon blog en anglais, et suis allé un peu plus loin sur Quaternité, avec le billet Naccipolis.

vendredi 13 mai 2011

la multiplication des 813


Il est des questions qui m'obsèdent, telle celle-ci :
Existe-t-il une relation entre les parutions la même année 1910 du livre 813, de Maurice Leblanc, et du Liber 813 d'Aleister Crowley ?
La question est relancée par la parution 100 ans après, semble-t-il due à une erreur de fabrication, de deux numéros 813 dans la collection Rivages/Noir, soulignée par le fait que 2010/11 est aussi l'an 138 de l'Ere Pataphysique.

Le premier titre est le roman le plus ambitieux de Leblanc, la plus longue aventure de Lupin, publiée en feuilleton dans Le Journal, du 5 mars au 24 mai 1910, parue en volume chez Lafitte en juin 1910 (ci-dessus la couverture originale, grâce à la courtoisie d'Arne Lupinès, de L'Agence Lupin).
L'autre, dont le titre complet est Liber 813 vel ARARITA, serait un texte qui aurait été dicté à Crowley en écriture automatique pendant l'hiver 1907-08...
On en trouve le texte ici en anglais, sans indication de date de publication, et en français, avec pour première publication dans ‘The Holy Books’, vol. 3 (Londres, 1909-10).
Le texte est aussi appelé Liber ARARITA (אראריתא) vel 813 (DCCCXIII), "Livre Ararita ou 813", les deux termes étant en fait équivalents, ARARITA étant acronyme d'une phrase en hébreu signifiant Une est Ton Origine ! Un est Ton Esprit, et Ta Permutation Une ! La valeur numérique des lettres hébraïques ARARITA est 813.
Curieusement, dans le roman de Leblanc, 813 est un nombre énigmatique qui n'est pas important en lui-même une fois l'énigme résolue, ce sont uniquement ses chiffres 8-1-3 qui sont significatifs, quel qu'en soit l'ordre, ainsi toutes les permutations de 813 auraient été également valables, telles 138 et 381. Non seulement est-il paru deux livres 813 en 1910, mais tous deux ont un rapport avec la permutation.

Il n'y a rien d'absolument impossible à ce que Leblanc ait connu Crowley, qui effectuait alors de fréquents séjours à Paris, et qui avait inspiré le personnage principal de The Magician, de Somerset Maugham (1908). Je me suis inscrit à un forum public consacré à Crowley pour poser la question, qui est apparue comme sujet 3325 du forum; lorsque je suis revenu y voir, ma question avait disparu et je n'étais plus membre du forum, sans aucune explication ni notification.

L'énigme 813 outrepasse nettement ce problème difficile à élucider, ainsi un siècle plus tard le monde de l'édition connaît un nouveau bégaiement impliquant 813. L'une des grandes collections françaises de polar est Rivages/Noir, créée en 1986 par François Guérif, au succès tel qu'elle est parvenue en mars à son numéro 813, qui échut à un auteur français, Tito Topin.
Le coup de tonnerre vint deux mois plus tard, avec la parution d'un autre n° 813 :Merci Black JackRenseignements pris, il s'agirait d'un cafouillage pour cet autre roman français qui était prévu sous le numéro 821, mais l'éditeur a assumé l'erreur et les deux livres figurent à son catalogue sous le numéro 813, tandis que le numéro 821 reste inattribué.Ce n'est peut-être pas une erreur unique, le catalogue affichant aussi deux numéros 717, au lieu des numéros 716-717. Détail amusant, j'ai trouvé une chronique de 2009 en faisant état, due à François Braud, n° 716 de 813.

La bévue sur 813, assurée fortuite par Rivages/Noir, prend une tournure fatidique aux yeux d'un pataphysicien, pour lequel l'année en cours est l'an 138 de l'Ere Pataphysique (dont l'an 1 a commencé le jour de la naissance de Jarry, le 8 septembre 1873 vulgaire), or le premier numéro en 138 EP de la revue du Collège de 'Pataphysique, Viridis Candela, était le n° 13, 8e série. Nul calcul dans cette coïncidence, à moins qu'elle n'ait été ourdie bien des décennies plus tôt, car la revue a été conçue dès l'origine (en 1950 vulgaire, 78 EP) selon une loi rigoureuse, 4 numéros par an, chaque série durant 7 ans et donc 28 numéros, au terme desquels maquette et sous-titre de la revue changent. La 8e série, Le Correspondancier, a débuté en Absolu 135 (septembre 2007 vulgaire), et c'est une logique implacable qui a donc fait du 1er numéro de 138 le 13 de cette 8e série, trois mois après le centenaire de la parution du 813 de Leblanc. A moins d'occultation du Collège, le numéro 8 de la série 13 paraîtra le 1er Gidouille 171 EP, soit le 15 juin 2044. Pour ce qui est du Liber 813 de Crowley, je n'ai pas réussi à trouver la date précise de sa première publication qui, au cas où elle aurait été postérieure au 7 septembre 1910, aurait été en 38 EP.

Divers illustres pataphysiciens se sont passionnés pour Arsène Lupin, auquel a d'ailleurs été consacré un numéro complet de Viridis Candela (5e série, n° 10).
Le 13 Phalle 100 EP (soit le 23 août 1973 vulgaire) a été fondée la Sous-Commission du Collège Oulipopo (Ouvroir de Littérature Policière Potentielle), par divers pataphysiciens parmi lesquels les spécialistes du polar Michel Lebrun et Jacques Baudou. Peu après s'y sont joints des non-pataphysiciens, tel François Guérif (futur patron de Rivages/Noir).
Au sein de cette équipe est née l'idée d'une association ouverte à tous d'Amis de la Littérature Policière, qui fut fondée en 1980, principalement à l'instigation de Lebrun qui lui trouva son nom, 813 en hommage à Leblanc, et proposa qu'elle fut limitée à 813 membres. Il en fut le numéro 1, tandis que le n° 813 était réservé à un descendant de Leblanc. Guérif, n° 74, fut président de 813 de 1992 à 1995. Il jouxte Lebrun sur cette photo de l'Oulipopo en 1982 :
La plupart des professionnels du polar ont un jour ou l'autre été membres de 813, sans parler de nombreux amateurs. J'en ai été membre plus de 10 ans, et l'ai quitté il y a 2 ans, précisément suite au refus des responsables actuels de la revue (813) de s'intéresser au lien éventuel entre Crowley et Leblanc.
Joseph Bialot fut un membre de la première heure de 813, avec le n° 15, Tito Topin y a le n° 679.

L'attribution du n° 813 de Rivages/Noir à Tito Topin offre une autre curiosité, car la valeur numérique de TITOTOPIN est 138 (addition des rangs de ses lettres dans l'alphabet).
Topin rime avec Lupin qui décodait un message selon ces équivalences dans une nouvelle parue en avril 1911, avec une autre coïncidence éditoriale stupéfiante car ce même mois Sherlock Holmes utilisait le même procédé dans une nouvelle inédite, avec d'autres parallèles étudiés ici.

J'ai étudié ici et l'éventualité de correspondances gématriques cachées dans l'oeuvre de Leblanc, particulièrement pour 813 qui pourrait contenir de multiples allusions à l'affaire de l'enfant lupin Gaspard Hauser, en la transposant du duché de Bade à celui des Deux-Ponts, car GASPARD HAUSER = DEUX PONTS = 138.
Ceci rend compte de la solution de l'énigme 813, validant n'importe quelle permutation des nombres 1-3-8, et le choix particulier de la forme 813 offre une possible subtilité de cet ordre :
HUIT CENT TREIZE = 183, autre permutation de 813.

Un autre clin d'oeil de Leblanc apparaît peut-être dans ce détail du roman, où le 13 août peut se lire 13/8 : Le choix du nombre 813 par Leblanc peut donc avoir de multiples raisons, tout à fait indépendantes de Crowley. A propos de ce dernier, sans préjuger de la réalité de la réception miraculeuse des "textes saints" concernés, du moins peut-on se demander si une signification quelconque pourrait être attribuée à 813, car la formule ayant pour acronyme ARARITA est inconnue antérieurement à ce texte.
Crowley était parfaitement à l'aise avec les jeux gématriques en hébreu, et il est assez remarquable que les nombres un-trois-huit y soient ehad-shalosh-shemone, de valeurs
אחד-שלש-שםנה = 13+630+395 = 1038,
permutation de (0)138 ou (0)813.
Par ailleurs, du fait des révélations qui lui étaient prodiguées, Crowley se proclamait "Maître du Temple", grade le plus élevé dans l'échelle de la Golden Dawn, s'écrivant 8°=3° (avec un petit carré à la place du second °). Je n'ai pas la moindre idée de ce que ça signifie, mais ceci pourrait avoir un rapport avec 8-1-3.

Ayant une certaine affection pour 813, j'ai été heureux de voir la bévue de Rivages/Noir associer ce nombre à Joseph Bialot, personnage extrêmement sympathique, rencontré en 2001 lors d'une manifestation 813, précisément.
J'apprécie aussi beaucoup ses livres, notamment sa tétralogie LOUP (publiée au Seuil en 1999-2001), bien que son héros Loup Fresnel ne semble en rien inspiré par Arsène LUPIN.
Bialot y a ajouté une conclusion avec une enquête sur l'assassinat de Loup dans La Ménagerie : Entre chien et loup, son premier titre publié par Rivages/Noir en 2007, n° 635, 186 numéros avant le n° 821 qui lui serait en principe attribué pour son roman suivant chez Guérif.
En 2009, Bialot a publié 186 marches vers les nuages chez Métailié.
Il est aussi à souligner que Bialot est le premier détenteur du "fauteuil n° 15" de 813, ce qui en fait le plus ancien adhérent. Le seul numéro antérieur toujours attribué à son premier détenteur est le 1, déclaré incessible après la mort de Michel Lebrun.

J'ai lu peu de Tito Topin, et vais peut-être m'y remettre après la constatation que son numéro 813, 679, additionné de la gématrie 134 d'ARSENE LUPIN que j'ai vue omniprésente chez Leblanc, mène au total fatidique :
679+134 = 813
Ce lien vers le Gématron permet de vérifier les principales relations gématriques abordées plus haut.

Je rappelle que j'ai consacré de nombreuses pages de ce blog aux citations de 813 dans les films de Truffaut, répertoriées ici, n'ayant a priori à voir ni avec la 'pataphysique ni avec l'association 813.

En écrivant ceci ce 13 mai, j'écoutais d'une oreille les infos de 13 h à France-Inter. Ensuite vint l'émission La marche de l'histoire, consacrée à Belphégor, et l'invité venu en parler était Jacques Baudou, l'un des fondateurs pataphysiciens de l'Oulipopo et de 813.

PS du 5 octobre : je ne vois pas d'immédiat rapport avec le numéro 821 de Rivages/Noir devenu 813, mais il existe une autre bizarrerie 813-821 qu'un récent passage à la BPI de Beaubourg m'a remémorée.
Dans la classification décimale Dewey, le premier chiffre 8 correspond à la littérature, le second chiffre aux langues, et cet Américain a choisi le number one pour la littérature américaine. Dans la sous-catégorie suivante, 3 correspond à la fiction, et j'ai ainsi depuis longtemps remarqué sur des livres américains en VO que leur classification Dewey débutait par 813, ceci encore récemment en consultant Only Revolutions, de Mark Z. Danielewski, à l'occasion de l'écriture de Naccipolis sur Quaternité. Sa classification Dewey est 813/.54 22.
Cette classification est utilisée par la plupart des bibliothèques, mais la BPI en emploie une variante, la CDU (Classification décimale universelle) où la littérature américaine est cotée 821, ainsi la cote de Only Revolutions est-elleD'autres bibliothèques (universitaires notamment) utilisent la même classification, mais elle est en régression au profit de la CDD (Dewey) et les auteurs américains aujourd'hui cotés 821 pourraient être cotés prochainement 813 (comme dans les médiathèques publiques par exemple).

Tout ce que je vois à ajouter est que Rivages/Noir a d'abord publié essentiellement des romans américains (85% parmi les 100 premiers titres), dont la proportion a progressivement décru (moins de 50% pour les 100 derniers titres). Je m'émerveillais plus haut que les deux numéros 813 aient échu à des auteurs français, membres de 813, mais il aurait été peut-être plus frappant que le 821/813 ait échu à un roman américain, situé à la cote 813 ou 821 selon les bibliothèques.

PS du 7 décembre : Je pensais qu'Aleister Crowley était le créateur de la formule ARARITA, mais elle est bien plus ancienne et déjà mentionnée dans la Philosophie occulte d'Agrippa (1531), lequel l'a empruntée à des sources hébraïques antérieures.
Il semble en revanche acquis que ce soit Crowley qui en ait détourné le sens vers l'idée de permutation, et qui l'ait rendue synonyme de sa valeur numérique 813.
En France, Eliphas Lévi mentionne la formule dans Dogme et Rituel de la haute Magie (1854), critiqué par La Revue philosophique et religieuse en 1855, où je note ce commentaire, dont je ne sais s'il exprime la pensée de Lévi ou celle de son critique A. Vaillant:
C'est pourquoi les cabalistes hébreux le nomment et le nombrent par les sept lettres du mot ararita, ou comme dirait le caldéen, ararati, c'est-à-dire alta nox, haute nuit, nuit étoilée dont les sept astres du pôle sont, au septentrion qui les nomme, l'alta ratio, la haute raison de la lumière du jour (...)
Je remarque donc ararita devenant son anagramme ararati, et sa relation aux sept astres du pôle, soit à la Petite Ourse. Un autre roman de Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, est fondé sur une énigme septénaire, dont la solution sera la Grande Ourse.
Je remarque encore la relation à la lumière, alors qu'il est assez connu, notamment de Crowley, que le 3e verset de la Genèse, Dieu dit "Que la lumière soit !", et la lumière fut., a pour valeur 813.